Pensées & Opinions

Un blog à l'ancienne, quoi.

Idées, opinions, perspectives, des articles de blog sur tout ce qui m’intéresse.

Le faux raisonnement de planification

Les gens sous-estiment si souvent le temps qu’il faut pour accomplir les tâches que les psychologues ont trouvé un nom pour cela : l’erreur de planification (the planning fallacy).
Nicholas Epley, Mindwise : How We Understand What Others Think, Believe, Feel and Want.

Je suis bien obligé de reconnaître le problème, trainant depuis plus d’un an sur le manuscrit de Timeskippers.

Persévérer et résister

Je relis mes notes de L’obstacle est le chemin de Ryan Holiday, où il écrit :

«  La persévérance et la persistance sont des atouts incroyables. Au bout d’un moment, après avoir tenté toutes les options traditionnelles, on se retrouve à essayer quelque chose d’inédit. »

En persistant dans un défi qu’on s’est lancé, on épuise toutes les solutions qui mènent à l’échec, jusqu’à découvrir une solution innovante qui mène au succès.
Un peu plus loin, Holiday poursuit :
« Dans tous les cas, essayer d’adopter ces maximes :

  • ne jamais se presser
  • ne jamais s’angoisser
  • ne jamais se désespérer
  • ne jamais s’arrêter net

Comme le disait Epictète dans l’une de ses phrases préférée : « Persevérez et résistez. Le truc est de persévérer dans l’effort, de résister à la distraction, au découragement, au désordre. »

La création des habitudes.

Pour être plus précis, la création de bonnes habitudes, auxquelles j’essaie de me conformer pour plus y penser, est à la fois essentielle et difficile à acquérir. Une bonne habitude peut amener à un objectif bien plus rapidement et facilement que de se forcer à faire quelque chose par à coups.

Se créer de bonnes habitudes est très important.

Comme celle d’écrire tous les jours (ou, plus pragmatique, l’idée de toucher son manuscrit / histoire tous les jours), en encore rester constant dans la pratique de la méditation. Pourtant, sans que je ne trouve de (bonne) raison, elles sont difficiles à établir et à faire durer. Parfois, on est à la limite de la résolution de nouvelle année. Ainsi, j’ai lâché ma pratique quotidienne avec Headspace il y a quelques semaines, mais j’ai ressenti le besoin de m’y remettre très récemment.

Cela m’a permis de découvrir que cette formidable application a été francisée, et la voix qui nous guide est vachement bien.

Parfois, pour renouveler l’intérêt, un petit poil de nouveauté peut aider.

Capables du pire comme du meilleur

Comment accorder le fait que les relations humaines peuvent apporter à la fois le meilleur et le pire dans la vie ?

Nous sommes des êtres sociaux, et nous avons besoin des autres pour être pleinement épanouis. Pourtant, ces relations peuvent nous apporter les pires moments comme le bonheur dans nos vies. Cette contradiction n’est pas si difficile à comprendre. Comme tout ce qui est important, ces relations peuvent nous rendre extrêmement heureux quand elles se passent bien, et dépressifs quand elles ne fonctionnent pas. Les gens en général sont l’aspect le plus changeant et flexible de notre environnement. Ainsi, la même personne peut rendre votre matinée merveilleuse et votre soirée misérable.
Nous dépendons tellement de l’approbation et de l’affection des autres que nous sommes très vulnérables à la façon dont ils nous traitent.

Devons-nous pour autant rester seuls ? Probablement pas. En revanche, apprendre à gérer un peu de distance quand c’est nécessaire, avoir conscience de cette idée, et ne pas en vouloir à l’autre peuvent certainement aider.

Pour vaincre la Résistance, en prendre conscience

Depuis quelque temps, je lutte pour progresser dans mes projets, notamment d’écriture. J’ai beau me mettre devant l’écran, je trouve toujours autre chose à faire que terminer ces projets en cours.

Je suis devenu une déité de la procrastination.

Hier, mon application de podcast préférée1 a fait remonter dans ma liste un épisode du podcast de Tim Ferris datant de 2016, durant lequel il interviewait Seth Godin. Jusqu’à ce jour, c’est l’un des épisodes les plus téléchargés. Et lors de cette écoute durant mon footing, Seth Godin cite le livre de Steven Pressfield, The War of Art, comme l’un des plus important qu’il ait lu.

Là, le déclic. Cette force qui s’oppose à moi pour finir ces projets, qui vient de l’intérieur, qui me pousse à tout faire sauf ce qu’il faut pour terminer ce que j’ai commencé, Pressfield la nomme RESISTANCE. 

Alors, la première chose que j’ai faite, c’est de relire ce petit bouquin que j’avais lu il y a quelques années. Le simple fait de le lire, de prendre conscience que cette force existe, que c’est ça qui m’empêche d’avancer, a suffit pour me remettre au travail.

Prendre conscience d’un problème, accepter qu’il existe, c’est une grosse partie de la solution.


  1. Overcast ↩︎